Auto-entrepreneur : comment fixer le prix de sa prestation ?

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Devenir auto-entrepreneur est un choix que de plus en plus de personnes font. En fait, ce statut captive l’attention des porteurs de projets d’entrepreneuriat pour diverses raisons.

L’une d’elles est sans aucun doute le fait de pouvoir fixer soi-même ses honoraires. Il est toutefois à noter que cette pratique devra être prise au sérieux.

Il serait tout à fait inconcevable d’appliquer un prix qui ne serait pas en accord avec les réalités du secteur d’activité choisi.

Aligner son tarif avec celui de la concurrence

Accorder une certaine importance à la concurrence est une chose qu’il faudra inscrire parmi les priorités lorsqu’on est auto-entrepreneur et que l’on souhaite fixer le prix de sa prestation.

Quelques étapes sont à suivre pour cela. En premier lieu, l’auto-entrepreneur est invité à effectuer une vue d’ensemble de la concurrence et de ses caractéristiques (taille, produits, actions diverses sur le marché…).

Cette initiative lui permettra notamment d’avoir une vision globale du marché et des acteurs qui y évoluent.

La prochaine étape consistera à relever, mais aussi à analyser les différents prix pratiqués par les concurrents directs de l’entreprise.

Ces tarifs pourront être classés en fonction des offres, mais également des services associés ainsi que de l’expertise de chaque acteur présent sur le marché.

Enfin, pour ceux et celles qui n’ont pas encore sauté le pas de devenir auto-entrepreneur, se renseigner sur le sujet peut se faire en ligne via des sites spécialisés tels que Pôle Auto Entrepreneur.

Considérer les coûts relatifs à l’activité

Outre le fait de se concentrer sur les aspects de la concurrence de son marché et aussi de leurs principales caractéristiques comme leurs tarifs, l’auto-entrepreneur devra impérativement considérer les différents coûts relatifs à son activité.

Il est porté à la connaissance de ces entrepreneurs que leur chiffre d’affaires aura à couvrir divers frais. Par conséquent, il ne serait pas du tout prudent de ne pas en tenir compte lors de la fixation du prix de la prestation.

Sur la liste de ces coûts en question, il y a :

  • les charges indirectes : ce sont les frais qui permettent à l’entrepreneur de faire tourner son affaire, ainsi que de la faire connaître et de la développer.
  • Les charges directes : ce sont les frais contribuent de manière directe à la fabrication d’un produit, ou encore à la concrétisation d’un service.

Le principal conseil que l’on pourrait donner à l’auto-entrepreneur est de ne pas négliger la tâche de recenser ces charges. Même si cela peut sembler être une tâche fastidieuse, faire une liste complète des différents détails des frais importants.

On pourra notamment retrouver parmi ces frais, ceux qui sont directement liés à l’activité exercée, mais également les cotisations, ainsi que les impôts et les taxes, sans oublier les frais bancaires, et aussi les primes d’assurance.

Les remboursements de crédits bancaires sont aussi à mettre dans les rangs des frais de l’auto-entreprise.

Les possibilités de calcul

Pour ce qui est du calcul proprement dit, quelques indications quant au mode à appliquer sont à la disposition de l’entrepreneur. Deux tarifs peuvent notamment être pratiqués :

Le tarif journalier

Il représente le tarif que le travailleur appliquera pour une journée de labeur. Ce type de tarif est privilégié dans le cadre de missions étalées sur une durée plus ou moins longue.

On parle notamment de plusieurs jours de travail. L’un des inconvénients majeurs de ce tarif est qu’il peut s’avérer moins précis. Cela est dû à la notion de journée de travail qui peut être propre à chaque activité.

Le tarif horaire

Il s’agit de la prise en compte de la rémunération du prestataire pour une heure travaillée. Le mode de calcul qui se base sur ce tarif est à mettre en pratique dans le cas de missions ponctuelles.

Les professions libérales, surtout les artisans sont ceux qui sont le plus adeptes de ce mode de calcul du prix de la prestation en tant qu’auto-entrepreneur.

Dans ce second mode de calcul, les entrepreneurs sont invités à considérer les quelques étapes suivantes :

  • la définition de la rémunération mensuelle,
  • le calcul de l’ensemble des dépenses professionnelles,
  • l’ajout d’un taux de 10 % pour les congés de l’entrepreneur,
  • la division du montant total par le nombre d’heures travaillées dans le mois.