La RATP teste un dispositif de traitement de l’air dans une station de la ligne 2

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La RATP concrétise son engagement à améliorer la qualité de l’air dans ses espaces en testant un dispositif innovant de traitement de l’air dans l’une des stations de métro du réseau parisien. En effet, depuis le 03 juin 2019, les voyageurs ont pu constater la présence de deux gros caissons sur les quais de la station Alexandre Dumas de la ligne 2.

L’expérimentation IP’AIR de la RATP, dispositif développé par Suez, intervient dans le cadre de l’engagement de la Région Ile-de-France à améliorer la qualité de l’air et de la décision de soutenir les projets innovants dans le cadre du plan « Innovons pour l’air de nos stations » lancé par Valérie Pecresse, présidente de la région en 2018.

Ce projet pilote, mis en place pour une phase de test de 6 mois s’est concrétisé par l’installation de deux purificateurs d’air en vue de faire baisser le niveau de pollution sur les quais de la station.

IP’AIR RATP : un dispositif pilote s’inscrivant dans un engagement régional

La mise en place du dispositif IP’AIR dans la station Alexandre Dumas de la ligne 2 du réseau francilien de la RATP, intervient dans le cadre du plan régional « Changeons d’air » de lutte contre la pollution urbaine en Ile-de-France.

Adopté en 2016, le plan vise à soutenir par le biais de financements, du partage des connaissances  et de la collaboration conjointe sur des projets, toutes les initiatives ayant pour objet de réduire les émissions de particules fines particulièrement nocives pour la santé des voyageurs franciliens.

Le plan régional pour la qualité de l’air 2016-2021, vise ainsi à impulser via un soutien inédit, tous les projets  mais également les initiatives permettant potentiellement de diminuer les émissions liées au transport et à la mobilité dans le réseau francilien et en particulier les transports en commun.

 C’est en effet dans ce contexte et  spécifiquement dans le cadre du plan « Changeons d’air » qu’est intervenue la mise en place du projet IP’AIR, pour dépolluer l’air dans les gares et les stations de métro en Ile-de-France. Le dispositif de traitement de l’air de Suez est le lauréat de l’appel à projet piloté par la Région en lien avec la RATP, la SNCF, Ile-de-France Mobilités et Airparif et doté d’1M€.

Les quais de métro, plus touchés par la pollution que les rues parisiennes

En sachant que les niveaux de pollution enregistrés dans les quais de métro du réseau de la RATP et dans les milieux souterrains ont atteint des niveaux record dépassant les chiffres enregistrés dans les rues extérieures, ce dispositif toujours en phase d’essai à l’heure actuelle, est censé aspirer,  mesurer et capter les particules fines ambiantes.

L’installation est sensée aspirer et traiter les particules PM 10 et PM 2,5 émises par le freinage des rames et libérées en grande quantité aux abords des quais des stations de métro souterraines.

Les deux purificateurs d’air disposés sur l’un des quais de la station Alexandre Dumas dans le 20 ème arrondissement, mesurent 3 mètres de long et 2 mètres de large. Fonctionnant  grâce à la technologie de filtration électrostatique, les purificateurs d’air géants traitent l’air pollué par un procédé d’ionisation positive.

L’air ambiant est aspiré par les deux caissons  ensuite un faible courant électrique est injecté dans les particules, les particules chargées sont alors attirées comme des aimants vers des plaques collectrices. Enfin, les particules ainsi collectées sont récupérées pour être valorisées.

IP’AIR : une solution à faible consommation d’énergie  

Capables de traiter 7500 mètres cubes d’air par heure, les deux caissons purificateurs d’air développés par Suez  sont particulièrement économiques et écologiques.

En effet, d’après  leur fabricant, la consommation des deux engins serait équivalente à celle d’un grille-pain. Les purificateurs d’air représentent ainsi un excellent moyen de dépolluer l’air des stations de métro  tout en veillant à ne provoquer aucune externalité négative sur l’environnement.

De plus, même si les détails n’ont pas encore été dévoilés,  Suez a annoncé que les particules collectées seraient valorisées et recyclées.  Cette installation innovante permettra d’évaluer le pouvoir filtrant du dispositif et son rayon d’action.

Au cas où  l’expérimentation se révèle efficace au terme de la période d’essai de 6 mois, la solution pourrait être étendue à d’autres réseaux de transport en commun et proposée à toutes les collectivités françaises et internationales qui se préoccuperaient à la problématique de la qualité de l’air.